Insomnie – Stephen King

Dans cette nouvelle chronique, je vous parle enfin d’un des ouvrages de mon auteur préféré, j’ai nommé : Stephen King ! *.*

Pour commencer j’aimerais préciser que je chroniquerais tous ses ouvrages à terme, à l’exception de quelques uns que j’ai déjà lu et que je ne compte pas relire pour le moment.

Titre : Insomnie
Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel
Nombre de pages : 717
Genre : Fantastique

Résumé

Ralph Roberts, habitant Derry (Maine) , la soixantaine, perd sa femme atteinte d’une tumeur au cerveau. Quelques mois plus tard, il commence à souffrir d’insomnies et dort chaque nuit quelques avt_stephen-king_2149minutes de moins, se réveillant chaque fois un peu plus tôt. Pensant à un contrecoup suite à la mort de sa femme, il essaye de nombreux remèdes, conseillés par ses voisins et conn
aissances mais rien n’y fait : son état se dégrade lentement, souffrant d’abord de problèmes de mémoire pour ensuite commencer à avoir des hallucinations : le monde se remplit parfois de couleurs vives et il commence à voir les auras des gens.

Le coup de foudre

Cet oeil sur la couverture de l’édition Albin Michel de 1995, un exemplaire taché et vieux que ma maman voulait jeter. Je l’ai arrêté, je voulais le lire avant.

Une phrase au hasard

Un anneau pour les gouverner tous.
Un anneau pour les trouver,
Un anneau pour les amener tous et dans les ténèbres
Les lier au Pays de Mordor où s’étendent les ombres.

(Et non, vous n’avez pas mal lu ^^)

Mon avis

Sans conteste, de tous les livres que j’ai jamais lus, Insomnie est celui dont l’évolution entre le début et la fin est la plus puissante, et cela sans partir en cacahuètes ! Alors qu’on commence avec un vieillard dont la femme vient de mourir et qui devient quelque peu insomniaque, on finit avec deux michrones mêlés à des histoires bien au-delà de leur compréhension. Je ne vous en dis pas plus concernant cette fameuse évolution…

On suit donc les péripéties de Ralph Roberts, un sexagénaire pas spécialement attachant dans son état normal, mais dont les insomnies nous font nous sentir obligé de l’aimer. Toute cette faiblesse et cette insécurité ressentie est partagée par le lecteur par le biais de la plume du roi de l’horreur.

En parlant d’horreur, je ne qualifierais pas ce roman de tel. Il m’a certes plongé dans une angoisse indescriptible, mais uniquement durant un chapitre (ce qui est pas mal) vers la fin du livre. C’est à mes yeux un roman fantastique qui a de la gueule.

On reconnait bien le style littéraire de Stephen King, des descriptions plus plongées sur le ressenti d’un personnage que sur ce qui l’entoure, sans toutefois nous plonger dans de sombres pièces inconnues. Les dialogues sont de la partie.

Les personnages sont tantôt attachants, tantôt agaçants, l’histoire principale est jouée sur fond de polémique sur l’avortement, Ralph Roberts se trouve mêlé à cette polémique grandissante basée sur l’avènement de Susan Day, cheffe des partisane de l’avortement. Pour être franc, ce personnage m’a agacé tout le long du livre, ce qui est une belle prouesse dans la mesure où elle parle moins de quatre lignes de tout le roman. Je crois que c’est son absence et la redondance de l’annonce de sa venue qui m’a lassé de cette femme dont tout le monde parle.

L’histoire est très longue, il m’a fallu quasiment un mois pour venir à bout de ce pavé (une de mes amies m’a fait la remarque que c’était la première fois qu’elle me voyait avec le même livre aussi longtemps). J’ai lu d’autres livres beaucoup plus court entre deux évidemment, mais Insomnie restait ma lecture principale. L’histoire met un petit moment à devenir vraiment intéressante, tout un passage reste ciblé sur la vie quotidienne de Ralph qui part en décadence sans qu’il ne se passe grand-chose.

Stephen King, comme sa femme Tabitha précédemment, lance une très grosse référence à une de ses oeuvres : la tour sombre. Référence dont je ne vous ferai pas part pour garder le mystère l’entourant, mystère plutôt important dans l’histoire.

Mais notre ami King ne s’arrête pas à son oeuvre, à partir de la page 600 à peu près, jusqu’à l’épilogue, Stephen King passe son temps à parler du seigneur des anneaux, il nous balance même le passage que vous pouvez lire un peu plus haut dans « une phrase au hasard ». Ralph Roberts finit par se comparer à Frodon Sacquet, l’histoire vous expliquera pourquoi. Je suis presque sur que Stephen King lisait l’oeuvre de Tolkien en simultané qu’il écrivait Insomnie.

Sur le fond, la mythologie présentée dans l’histoire est très complète (attention SPOILERS), cette présentation des « petits hommes verts » comme gardiens de la mort m’a vraiment plu, Stephen King s’est rattaché aux dires des américains qui juraient s’être fait capturés par ces petits docteurs chauves armés de longs ciseaux. L’auteur nous présente une approche de la mort inédite avec sa vision de l’intentionnel, représenté par Clotho et Lachesis (comme Ralph les nomme) et l’aléatoire, représenté par Atropos et le roi pourpre (aussi nommé par Ralph) (Fin  du SPOILER)

 

Quoi qu’il en soit, et cela malgré sa longueur à démarrer et sa longueur tout court, j’ai passé un bon moment avec mon auteur préféré. ^^ Ce sera un 15/20 pour ma part.

 

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Jj

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