Ciao connard – Florian Eglin

Hello à tous ! Bienvenue dans une nouvelle chronique suisse !

Titre : Ciao connard
Auteur : Florian Eglin
Édition : La grande ourse
Nombre de pages : 139
Genre : Horreur / Huit-clos

Une phrase au hasard

Avec le bord de son stylo-plume, il a raclé mon nerf optique jusqu’à ce qu’il, dans un claquement joyeux qui résonna dans cette petite pièce remplie de mes livres, cédât.

Résumé

Deux hommes dans une cave, l’un torture l’autre, avec méthode et passion. Deux hommes qui, on l’apprend au fil des pages, sont plus intimes qu’ils ne le laissent croire…

Mon avis

Oh…

Comment dire qu’après Le jour des cons, je pensais être préparé à la folie des hommes, mais en entrant dans ce roman, je suis tombé sur les fesses.

Dans ce roman, pas d’inutilités introductives, on rentre immédiatement dans le ventre du sujet, c’est à dire celui du personnage principal, qui se fait éviscérer à la première page par le magnifique stylo-plume visible sur la couverture du livre.

L’histoire est courte, se passe uniquement dans cette cave où on alterne des scènes de tortures atroces coupées de break où les personnages semblent s’entendre. Que ce soit le bourreau ou le prisonnier, tous deux semblent fous, l’un l’est déjà, l’autre le devient peu à peu.

C’est bien écrit, hormis que certains mots relèvent d’un langage qui m’était purement inconnu, le choc entre leurs manières de parler est parfois dérangeant, surtout quand ils passent d’une phase parfaitement soutenue à de crues insultes.

J’ai passé un moment étrange dans cette cave, et je ne vous cache pas que je ne compte pas y retourner, ce roman a quelque chose de fascinant dans sa construction, un espèce de Dr Jekyll et Mr Hyde moderne, le cannibalisme et la torture rajouté.

Pour ma part, c’est un 15/20 et un avis Danger, âmes sensibles s’abstenir !

 

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Jj

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Heidi – Johanna Spyri

Bonjour à tous ! Une nouvelle chronique suisse aujourd’hui sur un roman mondialement connu et adapté de toutes les manières possibles.

Titre : Heidi
Auteure : Johanna Spyri
Édition : Grund
Nombre de pages : 237
Genre : Classique / Littérature du terroir

Résumé

Orpheline, la petite Heidi est conduite chez son grand-père qui vit au cœur des alpages et la recueille dans son modeste chalet. Enthousiaste et curieuse de tout, Heidi s’acclimate très vite à cette vie au grand air et se fait de nouveaux amis, parmi lesquels le jeune chevrier Peter et sa grand-mère. Mais un jour sa tante, qui doit légalement l’élever, revient la chercher pour vivre à Francfort…

Le coup de foudre

Comment, en étant suisse, j’aurais pu passer à côté d’un tel classique ?

Une phrase au hasard

– Pierre, Pierre, ça brûle ! ça brûle ! Toutes les montagnes brûlent, et la neige là-haut, et aussi le ciel ! Regarde, regarde comme les rochers sont en flamme ! Oh ! La belle neige comme du feu !

Mon avis

Que penser d’un classique pareil ? Ce roman est beau. L’atmosphère bucolique des montagnes et la vie d’ermite d’Heidi et son grand-père a de quoi faire rêver. Cela dit, coupé de tout et si comme Heidi je ne savais pas lire, je m’ennuierais ferme…

L’histoire est en trois parties, la première relate l’enfance d’Heidi de son arrivé à Dörfli jusqu’à son départ à Francfort, autant dire que là, il ne se passe strictement rien. Vraiment. Heidi monte chez son grand-père, vit dans la montagne, et c’est tout. Je ne dirais pas qu’on s’ennuie en lisant, car on finit par être autant émerveillé qu’Heidi dès qu’elle voit quelque chose, un émerveillement qui a le don de ne pas être trop agaçant.

La deuxième partie parle de la vie d’Heidi à Francfort, dans la famille Sesemann. C’est sa tante qui l’y emmène pour qu’elle serve de compagnie à Clara, l’héritière des Sesemann, qui est handicapée. Là-bas, on découvre une autre Heidi dont la simplicité dégoûte certains personnages. Elle y apparait inculte, illettré et juste bonne à faire des bêtises. L’atmosphère y est radicalement différente, car on entre dans la bonne société de Francfort, au langage totalement à l’opposé d’Heidi, la version originale doit d’ailleurs mieux montrer la grande séparation entre leurs manières de parler.

Et la troisième partie (attention spoiler de l’année), c’est le retour d’Heidi chez elle et le début des jours heureux pour tout le monde.

Le roman est illustré, mais, pour être tout à fait franc, aucune des illustrations ne m’a plu. Elle coupait totalement avec l’image que je me faisais des lieux et des personnages. Après, ce n’est que mon avis.

L’écriture est sympathique, pas trop soutenue pour l’époque. L’auteure est très axée sur la description. Ce roman est heureux. On y passe un beau moment, on sort de cette lecture le coeur réchauffé, je ne conseille pas ce roman aux fans d’action, car ici, on vit au rythme des Alpes, lentement, de façon bucolique.

J’ai aimé, sans plus je dirais, c’est un 14/20 pour moi. 🙂

 

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Jj

Sale Pute ! – Tadzul Lempke

Hello ! Encore une petite chronique suisse sur Tadzul Lempke, l’auteur du jour des cons.

Titre : Sale pute
Auteur : Tadzul Lempke
Éditeur : La Puce
Nombre de pages : 54
Genre : Rape’n’revenge

Résumé

Jennifer, tout juste majeure, est retrouvée au petit matin dans un champ. Violée, laissée pour morte. C’était il y a 5 ans. Aujourd’hui, elle sort enfin du Virage, l’institut psychiatrique dans lequel elle est restée enfermée depuis. Les salopards qui lui ont fait ça courent toujours, elle s’en est assurée. Et la voilà libre, maintenant, de leur courir après.

Le coup de foudre

Le titre. Quand je l’ai vu, je dois avouer que ça m’a troublé de voir un titre pareille sur un roman. Je ne savais pas encore que c’était un auteur de chez moi. Je l’ai pris, et la petite phrase à l’intérieur a achevé de me convaincre :

Ce livre n’a pas été approuvé par le Vatican

Une phrase au hasard

À Monthey, il y trois choses : des bars, des usines et un hôpital psychiatrique. Quand on passe toute sa vie ici, on visite forcément les trois.

Mon avis

J’avais aimé le jour des cons ? Qu’il s’incline devant Sale Pute !!! Ce roman est à l’image de son auteur : une folie.

On suit l’histoire de Jennifer, qui après avoir été cruellement violée, est envoyée au Virage, un hôpital psychiatrique (réel) où elle passe cinq ans à ruminer sa vengeance. Pourquoi a-t-elle été violée ? Par qui ? Cela, elle le taira. Mais au fil des pages, on tisse des liens entre le passé et le présent.

J’adore le style de Tadzul, qui nous confronte à des phrases crues, par ce chichis chez lui, droit au but. L’histoire et divisée en chapitres assez différents d’un roman normal, certains ressemblent à des témoignages de personnages, comme s’ils s’adressaient à un journaliste, d’autres sont plus typiques d’un roman.

On se trouve devant un style de roman qu’on croise peu, à l’image du jour des cons, on ne peut lui donner le genre d’un roman. Pour lui, j’utiliserais le terme cinématographique utilisé par l’auteur : Rape’n’revenge.

Ce genre cinématographique a eu un grand succès dans les années 70, l’histoire tourne toujours autour d’une femme violée qui cherche à se venger de ses détracteurs.

L’histoire est très bien ficelée à mon goût, on ne comprend les raisons du viol qu’à la toute fin, une fin plutôt subtile tout en sous-entendu.

Petite mention spéciale à une scène particulière. Jennifer se trouve au carnaval de sa ville où elle quête pour retrouver ses détracteurs, l’auteur nous emmène dans les recoins d’une ville, la mienne, où j’ai eu le plaisir de retrouver des lieux plus que familier, jusqu’à l’ambiance de ce même carnaval, que je ne vivrais sans doute plus jamais de la même manière.

Un gros coup de coeur pour moi. 20/20

 

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Jj

Le jour des cons – Tadzul Lempke

Hello à tous ! Petite chronique Suisse aujourd’hui ! Avec un auteur bien de chez moi ahaha

Résumé

 »Vous êtes dans ma tête. Là où il n’y aura prochainement plus de lois, plus de règles. Les lois, c’est pour les gens bien. C’est ce qu’on m’a appris. Pourtant, je dois me défaire de ce qu’on m’a appris. Les cons se foutent des lois. Les cons font ce qu’ils veulent. Demain, je rejoindrai les cons. Parce que demain, c’est le Jour des Cons.

Le coup de foudre

Voici le premier roman d’un homme fêlé qui force l’admiration, ceci est son premier roman, je l’ai acheté suite à la lecture de son second roman que je chroniquerais aussi.

Une phrase au hasard

Son corps flasque convulse. Ses bourrelets font des vagues.

Mon avis

consonne ; R. Voyelle ; A. Consonne ; G. Consonne ; T. Voyelle ; A. Consonne ; N. Voyelle ; E. Consonne ; D. Consonne ; N.

Mmmh, j’ai cinq lettres : GEANT.

Moi, j’en ai dix : DERANGEANT.

Mais aussi court, ce petit roman ne fait qu’une quarantaine de pages, mais assez pour me déranger au plus profond de moi. Pour être franc, on est très loin d’une oeuvre littéraire, on est même très loin d’une oeuvre tout court. Tadzul Lempke nous offre le pétage de plomb magnifique d’un homme dont on ignore le nom.

L’écriture est sympathique, mais très cru, l’auteur ne lésine par sur les détails sordides. Si je devais citer le genre qui lui correspond le plus, j’utiliserais un terme plus approprié aux jeux vidéos habituellement : Beat them all. C’est exactement ce qu’on voit dans ce livre…

Pour conclure, je donne un 20/20, coup de coeur complet sur cette petite nouvelle sordide. Pour ceux qui diront qu’il n’y a pas de fond, je répondrais que c’est cette absence de fond qui est la plus sidérante et captivante…

 

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